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Maigret of the Month: Mademoiselle Berthe et son amant (Mademoiselle Berthe and her Lover)

8/13/11 –

After the late fall storm on the Normandy coast (Tempête sur la Manche), it's the Parisian spring which greets Maigret in this story. The Chief Inspector is retired, but intrigued by the tone of a letter in the form of an SOS from a young woman, he leaves without too much conflict his garden on the banks of the Loire, proof that he hadn't lost his detective's reflexes as quickly as might have been expected....

However, angry at himself, Maigret is about to retake the train and to leave as fast as he can, but the enticing form and the little red hat of the plump young girl will restrain him. Of course, the pretext for staying is easily found... to protect a damsel in distress. But we know well that Maigret has always had a weakness for the young ladies, especially those wearing red hats (see another Berthe in Signé Picpus) and/or those with a well-rounded form (numerous examples in the corpus)...

And further, the investigation is set in a corner of Paris that Maigret is particularly fond of, that of Montmartre, and more precisely, Rue Caulaincourt, not far from Place Constantin-Pecqueur and the abode of Inspector Lognon, Maigret's "intimate enemy". It's all a very small world that Maigret finds again with pleasure... the sunny apartment of a seamstress, a little bar whose name is a pun, where the patron spends his time playing poker dice with petty pimps. And all it takes is a fricandeau à l'oseille, washed down with a Beaujolais Nouveau, to get the Commissioner into the atmosphere of case typical of springtime in Paris...

Forget retirement - Maigret rapidly finds once more - (but had he ever lost them?) - the "reflexes of his trade", "grilling someone", with the necessary help of a collaborator (in the person of his Inspector nephew), and of course in the obligatory location of an office at the PJ, and a witness who knows more than he's telling... All the while "never thinking anything," smoking his pipe "with an absent air"... he lets his case simmer while filling himself with choucroute and swallowing a goodly quantity of beer...

Maigret, once he understands Berthe's motives, changes his attitude toward her. While in the beginning, he was slightly uncomfortable with the familiarity he himself had created by having agreed to come to her place, after his last visit, it was no longer a man tantalized who visited Berthe, but the Chief Inspector, both "gruff and paternal" who would close his case in a way just as "classic"... reconstruction of the facts, using clues discovered while "mindlessly" fidgeting with objects in Berthe's apartment. And finally, having discovered the truth, he lets the presumed "guilty party" escape, for the happiness of a young girl...

Murielle Wenger

translation: S. Trussel
Honolulu, August 2011

original French

Maigret of the Month: Mademoiselle Berthe et son amant (Mademoiselle Berthe and her Lover)

8/13/11 –

Après la tempête d'arrière-automne de la côte normande (Tempête sur la Manche), c'est le printemps parisien qui accueille Maigret dans cette nouvelle-ci. Le commissaire à la retraite, intrigué par le ton d'une lettre en forme de SOS que lui adresse une jeune fille, délaisse sans trop d'états d'âme ses salades des bords de la Loire, preuve qu'on ne perd pas ses réflexes de limier aussi vite qu'on le pourrait imaginer...

Néanmoins furieux contre lui-même, Maigret est sur le point de reprendre le train et de repartir aussi vite qu'il est accouru, mais les formes aguichantes et le petit chapeau rouge d'une jolie boulotte vont le retenir. Bien sûr, le prétexte pour rester est tout trouvé: protéger une jeune fille en détresse. Mais on sait bien que Maigret a toujours eu un faible pour les jeunes filles, surtout celles qui portent des chapeaux rouges (voir une autre Berthe dans Signé Picpus) et / ou celles dont le corsage moule une poitrine rebondie (nombreux exemples dans le corpus)...

De plus, l'enquête se concentre dans un coin de Paris que Maigret affectionne tout particulièrement, celui de Montmartre, et plus précisément la rue Caulaincourt, non loin de la place Constantin-Pecqueur, où habite l'"ennemi intime" de Maigret, l'inspecteur Lognon. C'est tout un petit monde que Maigret retrouve avec plaisir: l'appartement ensoleillé d'une cousette, un petit bar au nom en forme de jeu de mots, où le patron passe son temps à jouer au poker dice avec les petits marlous. Et il n'est pas jusqu'au fricandeau à l'oseille, arrosé d'un beaujolais nouveau, qui ne mette le commissaire dans l'ambiance d'une enquête typiquement printanière et parisienne...

La retraite n'y fait rien: Maigret retrouve - mais les a-t-il jamais perdus ? - rapidement les "réflexes du métier": "cuisiner", au besoin avec l'aide d'un collaborateur (en l'occurrence un neveu inspecteur), et évidemment dans le lieu obligé qu'est un bureau de la PJ, un témoin qui en sait plus qu'il ne veut en dire; ne "jamais penser" tout en fumant sa pipe "d'un air absent"; et laisser mijoter son enquête tout en s'empiffrant d'une choucroute et en avalant force bières...

Maigret, une fois qu'il a compris les motifs d'agir de Berthe, change d'attitude envers elle: alors qu'au début, il était légèrement gêné de la promiscuité qu'il avait créée lui-même en acceptant de se rendre chez la jeune fille, lors de sa dernière visite, ce n'est plus un homme émoustillé qui rend visite à Berthe, mais c'est le commissaire à la fois "bourru et paternel" qui va clore son enquête, d'une manière tout aussi "classique": reconstitution des faits, en utilisant les indices qu'il a découverts en tripotant, l'air de rien, les objets de l'appartement de Berthe, et, finalement, découvrir la vérité et laisser filer le présumé "coupable" pour faire plaisir à une jeune fille...

Murielle Wenger

English translation

 

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