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Paris Match   (N° 445)
19 octobre 1957, p 98-109

 

Simenon au piège de Maigret

par Guillaume Hanoteau

photos: Pierre Vals

English translation

 

Ces deux frères jumeaux sont un romancier et son personnage : Georges Simenon et le commissaire Maigret.
On ne sait plus si l'auteur, pipe aux lèvres et regard inquisiteur, a fait « son » » héros à sa propre image,
ou si c'est lui qui copie le commissaire, que Jean Gabin va incarner dans « Maigret tend un piège ».


 
Parfois, de bon matin, à l'heure des premiers trains, à l'heure où les lourdes péniches luisantes de goudron s'éloignent des berges, où l'abattoir tout proche s'emplit de beuglements, le petit Georges, son grand-père et quelques amis de celui-ci, s'en allaient dans un établissement de bains sur la Meuse.

Tout le monde se déshabillait dans une vaste cabine en bois, sur un plancher plein d'échardes. En rangeant ses effets, un vieux monsieur à la peau blanche comme du papier racontait des histoires de vol, de crimes, d'assassinats. C'était un ancien commissaire de police.

De ces images à demi oubliées, de ces souvenirs enfantins, de ces confidences à peine entendues, à peine comprises par un gamin de huit ans, Georges Simenon, bien des années plus tard, a fait naître un des rares héros romanesques de notre temps : Maigret.

Georges Simenon porte toujours sur lui une plaque de police. Elle lui a été donnée par la Préfecture. Ce n'est pas une imitation. C'est une plaque authentique, avec son numéro d'ordre et, au revers, un nom gravé, le nom de son propriétaire : Commissaire Maigret.

Cette breloque, aux yeux de Simenon, a plus de valeur qu'un Prix Nobel. Sans cesse, elle lui rappelle qu'il a réussi ce que tout romancier tente : imaginer un personnage qui, s'échappant des pages du livre, se met à vivre son existence propre aux côtés du père Goriot, de la cousine Bette, de Fabrice del Dongo, de Julien Sorel, de la duchesse de Guermantes, du baron Charlus.

Dans les locaux de la Police judiciaire, à Paris, il existe un bureau au rez-de-chaussée où l'on a conservé un vieux poêle en fonte. Lorsqu'un visiteur demande qui occupe cette pièce un peu triste, on lui répond le plus sérieusement du monde : le commissaire Maigret. Mais la renommée de Maigret ne s'est pas arrêtée à nos frontières. Le président Roosevelt, grand admirateur de Simenon, donnait les aventures du célèbre policier à lire aux inspecteurs qui le gardaient afin qu'ils s'inspirent de ses méthodes. En Suède et au Danemark, on a écrit des thèses sur lui. Maigret, dans trente-trois pays différents, a parlé vingt-huit langues. Les acteurs les plus célèbres, Harry Baur, Pierre Renoir, Charles Laughton, Fernand Ledoux lui ont prêté leur visage.

Aujourd'hui encore, c'est Gabin qui va interpréter le rôle du policier à la pipe dans un film mis en scène par Delannoy : Maigret tend un piège.

Lorsque Simenon écrivit pour la première fois le nom de Maigret sur une feuille de papier, il ne se doutait certes pas qu'un jour son héros atteindrait une pareille renommée.

En 1928, Georges Simenon avait déjà cent mille lecteurs. Et pourtant, personne ne connaissait son nom. Si l'on avait mis bout à bout toutes les lignes qu'il avait écrites dans les journaux et les collections bon marché, on aurait eu la valeur de trois cent cinquante romans. Mais sur les couvertures bariolées ou au bas des articles, c'étaient les pseudonymes de Georges Sim, de Christian Brules [sic: Brulls], de Georges-Martin-Georges, de Jean du Perry, de Jon-Gut [sic: Gom-Gut], de Luc Dorsan qui étaient imprimés.


1928. Simenon, sur sa machine à écrire,
vient de faire naître Maigret.


1957. L'écrivain a les mêmes pipes
que son héros devenu son double.

Celui qui allait devenir le père de Maigret était un romancier populaire, c'est-à-dire un auteur travaillant pour quelques éditeurs spécialisés dans le livre vendu soixante-quinze centimes, et capable d'écrire en quarante-huit heures un roman complet en respectant toutes les lois du genre. Et Dieu sait si elles étaient nombreuses ! La première de ces lois était de ne jamais surprendre le lecteur, de toujours lui offrir ce qu'il attendait, ce qu'il avait vu la veille, ce qu'il lirait encore le lendemain. Donc, point d'audace, point d'invention, point de littérature, mais un style rapide.

Certes, Simenon n'avait pas à se plaindre de son métier. Il lui avait procuré la plus agréable des vies : un appartement place des Vosges, un lourd bateau de pêche, l'Ostrogoth, baptisé sur les bords de la Seine, en face de Notre-Dame, enfin la liberté, une liberté totale qui lui permettait d'aller imaginer ses œuvres aussi bien sur un canal de l'Ile-de-France qu'au fond d'un polder de Hollande. Mais Simenon avait d'autres ambitions. Ces travaux de confection n'étaient pour lui qu'un apprentissage.


Maigret 1934 : Harry Baur.

Sans moustache : Abel Tarride.

Aussi, parfois, à l'insu de ses éditeurs, lui arrivait-il, au beau milieu des clichés les plus usés, de glisser une description juste, un dialogue ayant le son de l'authentique. Puis, un jour, Simenon estima qu'il était prêt pour d'autres tâches. Mais Simenon a vu le jour à Liège, un pays où l'on ne s'aventure pas à la légère. Aborder d'emblée la grande littérature lui parut une entreprise encore trop chargée de risques. Aussi décida-t-il d'écrire un livre qui ne serait plus un roman populaire mais qui ne serait pas encore, du moins il le croyait, une œuvre d'art.


Sans la pipe : Pierre Renoir.

Classique : Michel Simon.

Les histoires que contait M. de Saint-Hubert, le commissaire de police avec qui il se baignait dans la Meuse, lui revinrent en mémoire. Il n'avait lu ni Conan Doyle ni Gaston Leroux, mais très jeune, chez un libraire de Liège qui devait mal tourner — Dentz fut condamné au cours d'un procès célèbre à la réclusion perpétuelle pour un triple assassinat — un traité de criminologie lui était tombé entre les mains et l'avait passionné. Plus tard il avait assisté aux audiences du Palais comme chroniqueur judiciaire à la Gazette de Liège.


Version anglaise : Laughton.

TV. américaine : Manson.

Son choix fut fait. Sa première œuvre de semi-littérature — c'est un mot qu'il avait lui-même inventé — serait un roman policier.

Sur une plage de Hollande, au fond
d'une barge échouée : Maigret

 
Parfois c'étaient des mouettes qui piquaient vers lui et le frôlaient de leurs grands ailes grises. D'autre fois, c'étaient des rats qui couraient sur le sable, d'une épave à une autre épave. Simenon n'y prêtait pas attention. Sur cette plage de Hollande, accroupi au fond d'une barge échouée, il écrivait. A quelques pas de lui, des marins calfataient L'Ostrogoth en cale sèche.

Simenon avait décidé de donner à tous les romans de cette nouvelle série un même héros, un commissaire de police, brave homme, fumeur de pipe et buveur de bière. Il l'avait fait entrer dans les services de la police judiciaire, lui avait donné une femme, pas d'enfant et le nom de Jules Maigret. En vérité ce Maigret existait déjà, avant la barge échouée sur le sable. Simenon n'avait fait que le reprendre. Ce Maigret avait mené sa première enquête dans un roman populaire paru chez Tallandier Matricule 12. Certes, ce n'était alors qu'une silhouette à peine esquissée. Mais Simenon avait trouvé que son de Maigret convenait à son nouveau personnage dont les pardessus sentaient toujours un peu la pluie. En quinze jours les deux premiers « Maigret ». Pietr le Letton et Monsieur Galais [sic: Gallet] décédé, furent écrits.

Arthème Fayard a été un grand éditeur. C'est lui qui, avec Candide, inventa l'hebdomadaire littéraire puis qui lança Les Œuvres libres. Un homme pourtant au cours de sa longue carrière devait le dérouter. Lorsque Simenon pénétra dans son cabinet, il était plein d'optimisme. Il avait donné à lire à l'éditeur Pietr le Letton et Monsieur Galais [sic: Gallet] Décédé. Il venait le cœur léger afin de recevoir des félicitations et d'apposer sur un contrat à l'encre encore fraîche, une signature.

La phrase d'accueil le fit déchanter.

— Mon petit Sim, vous êtes fou !

Simenon veut protester mais Fayard ne lui en laisse pas le temps.

— Une collection de romans policiers ? Mais ce sera une catastrophe. Ne vous ai-je pas assez répété que la clientèle ne veut pas se fatiguer les méninges? Elle veut relire ce qu'elle a déjà lu cent fois.

Nouvelle intervention de Simenon. Nouvel échec.

— D'ailleurs, poursuit Fayard, vos romans policiers ne sont pas de vrais romans policiers. Il n'y a pas d'énigme à résoudre. Et puis vos « bons » ne sont jamais tout à fait bons et vos « méchants » jamais entièrement méchants. Tout ce que je peux faire pour vous, c'est de mettre vingt mille francs, pas un sou de plus, dans cette mauvaise affaire. Simenon peut enfin parler.

— Vous n'y pensez pas? Je veux un lancement comme on n'en a jamais vu. Un lancement qui dépassera le battage fait par Grasset à la sortie du Diable au corps, de Radiguet.

Fayard s'obstine mais Simenon est sûr de son coup. Soit, il assumera lui-même les risques. Il sortira de sa poche l'argent qu'il faut pour assurer une vaste publicité.

A n'en pas douter la mise en vente des premiers Maigret restera une date dans l'histoire de l'édition. Dans tous les domaines, on innova.

Pour la première fois, on utilisa une photo comme couverture d'un livre. Pour la première fois, on se servit de la radio pour lancer un roman. Pour la seconde fois — Marcel Arnac avait donné l'exemple lors de la publication de son Brelan de Joie — on réquisitionna le cinéma pour un même effet.

Mais ce fut un bal qui arracha le succès. Organisé par l'affichiste Paul Colin et le dessinateur Don, il eut lieu dans un cabaret de Montparnasse — le quartier de plaisirs alors à la mode — La Boule Blanche.

Un matin, le Tout-Paris reçut une fiche semblant provenir des sommiers de l'Identité judiciaire. Dans un coin, une empreinte digitale. Il fallait quelques instants d'observation pour s'apercevoir que ce sévère carton n'était autre qu'une invitation au « Bal de l'Anthropométrie » donné en l'honneur de Maigret et de Simenon.

Ce fut une soirée mémorable. On avait lancé mille invitations. Quatre mille personnes envahirent La Boule Blanche. On organisa un concours de la plus belle tête anthropométrique. Le peintre Kisling gagna le premier prix dans la catégorie des hommes, Suzy Solidor dans la catégorie des dames. A deux heures du matin, les vingt mille francs de Fayard étaient engloutis. Simenon, dut assurer le propriétaire de La Boule Blanche qu'il se portait garant des dépassements. A quatre heures, les caves du cabaret étaient vides. On dut traverser les boulevards Raspail et Montparnasse et aller chercher du whisky et du champagne à La Coupole.

Mais le lendemain Simenon et son commissaire Maigret étaient célèbres. Tous les journaux parlaient d'eux.

Et quelques jours plus tard, dans l'antichambre de Fayard, un vieux monsieur aux allures de dandy, le peintre Jacques-Emile Blanche, demandait à Simenon en faisant tourner entre deux doigts un jonc à pommeau d'or

— Expliquez-moi donc, mon cher, ce que c'est que la semi-littérature ?

 
Dans toute la littérature, il n'y a pas un personnage dont l'état civil et la fiche signalétique n'aient été dressés avec plus de soin.

De Maigret, nous savons tout. Ses origines : paysannes. Ce que faisait son père : régisseur dans un vaste domaine. Le lieu de sa naissance : un village de l'Allier. Là où il fit ses études : au lycée de Moulins, puis à Nantes. Ses premières ambitions : devenir médecin. Ses débuts dans la police : agent en uniforme avant d'être le secrétaire d'un commissariat de quartier. Nous connaissons les circonstances de son mariage, ses promotions à la police judiciaire, ses manies, ses tics, la pointure de ses souliers, la qualité de son tabac, son café préféré : la brasserie Dauphine.

Cette rigueur, Simenon ne l'a pas voulue. Elle lui a été imposée. Maigret est le plus tyrannique des personnages de roman. Il a envahi la vie de son auteur, il a aliéné une partie de sa liberté.

Simenon fait-il tisonner son poêle à Maigret? Cent lettres le réprimandent et lui rappellent que la police judiciaire est chauffée par un calorifère. Veut-il mettre son commissaire à la retraite? Lui procure-t-il une maison de campagne à Meung-sur-Loire, c'est un tollé. Veut-il le faire disparaître? C'est un scandale. Dans un roman, oublie-t-il de parler de Mme Maigret? On s'inquiète. Le ménage marcherait-il moins bien ? D'ailleurs, pourquoi les Maigret n'ont-ils pas d'enfants? Simenon est mis sur la sellette. On lui reproche cette absence de progéniture.

Un jour, Simenon céda la plume à son encombrant personnage. Ce fut Maigret lui-même qui écrivit à la première personne Les Mémoires de Maigret et qui rectifia certaines erreurs concernant sa vie qui s'étaient glissées dans les livres précédents.

Simenon reçut plusieurs missives commençant par cette phrase : « Hein ! Il vous a bien rivé votre clou ! »

Mais Simenon n'est point le seul à avoir subi l'emprise de Maigret.

Si le métier de policier est un métier, de nos jours, moins décrié, si la foule dans la rue ne prend plus le parti du voleur que l'on arrête comme elle le faisait il y a quelques années encore, c'est à Maigret que nous devons ce changement dans l'opinion publique. Et les plus hautes personnalités du monde judiciaire ou policier en conviennent volontiers.

En 1930, les prestiges de l'anarchie ne s'étaient pas encore tout à fait éteints. Certes, on avait condamné les lâches attentats de la bande à Bonnot, mais néanmoins on avait entouré leurs exploits d'une vague aura romantique.

La vogue des romans policiers n'avait en rien modifié cet état d'esprit, bien au contraire. Fantomas et Arsène Lupin, princes du crime, étaient des héros prestigieux. Quant à Sherlock Holmes, policier de génie, il était un être trop exceptionnel pour avoir une influence sur un public, surtout si ce public était français.

Maigret, au contraire, était un policier semblable à ceux que l'on croisait dans la rue. Or, tout à coup, on découvrait qu'il n'était pas une brute, moins encore un fier-à-bras, qu'il était humain, qu'il plaignait plus qu'il ne méprisait les criminels qu'il faisait avouer.

 
Dans un livre qui va paraître aux Presses de la Cité, André Parinaud a donné une explication à ce pouvoir de persuasion que possède Maigret. Cette explication savante, il l'a trouvée dans un roman de Simenon, un des rares romans de cet auteur dépassant les deux cents pages, Pedigree, dont l'histoire est fort curieuse.

C'était durant l'occupation. Georges Simenon, de nationalité belge, s'était vu assigner une résidence forcée par les autorités d'occupation, dans le château qu'il possédait alors en Vendée près de La Rochelle.

Un jour où il taillait un bâton pour son fils Marc, alors âgé de cinq ans, le couteau dont il se servait lui glissa entre les mains. Son manche vint le frapper en pleine poitrine.

Ressentant une vive douleur, Simenon crut qu'il s'était fêlé une côte. Il alla au village le plus proche se faire examiner par un médecin qui possédait un appareil de radioscopie.

 
Lorsque le romancier fut passé devant l'appareil, le médecin le regarda en silence. Puis il dit d'un ton grave :

— De quoi est mort votre père?

— D'une angine de poitrine.

— A quel âge?

— Quarante-quatre ans.

Le médecin se tait à nouveau. Inquiet, Simenon le presse de questions. Qu'a-t-il? Est-ce grave?

— Si vous renoncez à boire et à fumer, vous pourrez peut-être vivre deux ou trois ans encore. Vous avez une maladie de cœur qui ne se guérit pas.

Simenon rentra chez lui et s'enferma dans son cabinet de travail afin de réfléchir. Qu'allait-il faire durant ce sursis qu'on venait de lui accorder? Il songea à son fils. Lorsqu'il mourrait, Marc l'aurait à peine connu. Il décida d'écrire pour lui, et pour lui seul, un livre dans lequel il lui apprendrait ce qu'avaient été sa famille et son enfance.

Simenon venait d'achever Je me souviens — c'était le titre de ses Mémoires écrits en un seul exemplaire — quand un ami médecin vint lui rendre visite. Il lui confia la diagnostic du radiologue. L'ami fut surpris. Il l'ausculta. Rien ne semblait confirmer la sévère condamnation. Néanmoins, ne possédant pas les appareils lui permettant d'être formel, le médecin conseilla à Simenon de se rendre à Paris et de consulter un spécialiste.

Simenon lui obéit. En cachette des Allemands, il se rendit dans la capitale et prit rendez-vous avec un professeur de la faculté de médecine.

Pendant la consultation, les deux amis les plus intimes de Simenon, Jean Cocteau et Marcel Pagnol, l'attendaient dans le hall d'un hôtel. Le romancier revint la pipe a la bouche. Il n'avait jamais eu la moindre maladie de cœur. Le médecin de campagne s'était trompé.

Ce fut Cocteau qui dut s'aliter. L'émotion de l'attente, un courant d'air dans un vestibule d'hôtel glacé lui avaient infligé une congestion pulmonaire.

Et depuis ce jour, Marcel Pagnol aime à citer « cette angine de poitrine de Simenon dont Cocteau faillit mourir ».

 
Aujourd'hui en Suisse, au château des Chandons [sic: Echandens], une vaste demeure flanquée d'un donjon et d'une prison (elle servait autrefois au seigneur du lieu) où Simenon, sa femme Denise et ses deux derniers enfants sont venus habiter, Maigret a encore sa place.

Trois fois par an, lorsque Simenon vient d'achever un roman sérieux — ses derniers sont Le Fils (paru), Le Nègre et Strip Tease (à paraître) — il s'enferme dans son cabinet de travail et en huit jours il tape à la machine un nouveau Maigret.

Pour lui ce n'est pas un travail, c'est un délassement.

Soudain, la belle maison claire qui sent le lait et le sel des herbages s'emplit des brumes de Paris, des odeurs de la préfecture au petit matin. Et Simenon en éprouve comme une détente, comme un repos.

Puis un jour le livre est achevé. C'est Mme Simenon qui s'en empare. C'est elle qui en corrigera les épreuves. C'est elle qui traitera avec l'éditeur.

Simenon lui, son travail fini, prend sa voiture, un grand cabas, assied un de ses enfants près de son volant et s'en va au marché du plus proche village.

Et lorsque des gamins, revenant de l'école, le croisent ils lui crient

— Bonjour Maigret !

G. H.


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