L'Héritage à Liège
En juin 1976, Simenon décidait de léguer toutes ses archives, toute sa bibliothèque personnelle à
l'université de Liège, et plus précisément au Centre d'études Simenon, bien à l'abri entre les murs épais du château de Colonster, au San-Tilman, sous la garde attentive du conservateur Christine Swings. Il souhaitait que cet ensemble de documents - qu'il avait très précieusement conservé malgré ses multiples déménagements - soit conservé dans un seul endroit, plutôt que divisé.
Que peut-on voir au Fonds Simenon du château de Colonster, à Liège ? D'abord, tous les romans parus en français dans les différentes éditions successives. Soit environ deux cents titres différents, écrits sous le nom de l'écrivain. A côté des romans, on peut découvrir quelques ouvrages autobiographiques très intéressants, comme « Pedigree », un roman à base autobiographique liégeoise évidente. Les « Maigret » sont toujours tapés à la machine,les « non-Maigret » d'abord écrits à la main puis dactylographiés. On découvre une écriture
extrêmement soignée, avec très peu de ratures. Et puis, la fameuse enveloppe jaune sur laquelle Simenon écrivait les noms de ses personnages, leur état civil, un certain nombre d'éléments qui permettent de situer leur milieu familial, leurs occupations, l'endroit où ils habitent.
« Le Fonds, précise encore le conservateur, est destiné, en priorité, aux étudiants, mais les autres personnes sont les bienvenues, bien entendu. Toujours sur rendez-vous et uniquement pour consulter ». Et les photos ?
« Elles vont de l'enfance de Simenon jusqu'à sa maison de Lausanne. Nous possédons également les photos de ses voyages.»
Le plus amusant reste, peut-être, les traductions des romans.
« C'est en allemand que Simenon a été le plus traduit ».
Jacqueline Remits.
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